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JOUER DE L’AMERICANA DANS LE VIEUX MONDE…

Qu’est-ce que jouer de l’americana, quand on a grandi dans le vieux monde ? C’est reconnaître son pouls lent et lourd dans les grands espaces désolés, sa solitude dans l’étirement du temps. Ce paysage de plaines désertiques que le groupe PALM porte en lui, bien plus qu’une réalité géologique, est une contrée sentimentale ; c’est pourquoi il nous semble si familier. Quelques esprits nous y regardent passer, de Jason Molina à Edward Abbey.

Le tempo est pesant, le pas usé, la guitare lancinante. La guimbarde s’arrête à la station, le conducteur s’étire, la radio crache les dernières notes d’un morceau de Songs: Ohia, le silence s’installe, minéral. A peine le temps d’un café et d’un plein de super plombé et les guitares repartent, couvrant mal le moteur malmené, le pied au plancher.
Rejeton d’un groupe de garage vannetais, PALM existe sous sa forme actuelle depuis une paire d’années. Après un premier disque, And The Loudest Thing Of All Is Our Own Silence (épuisé) et un EP, El Sereno, produits par Steeve Lannuzel (The Craftmen Club) et masterisés par Justin Phelps (Cloud City Studio – Portland), PALM vient d’enregistrer un nouvel album, qui respire les grands espaces et le printemps éternel de la Californie.

Après six années à creuser le sillon d’un Desert-City rock plein d’une épaisse poussière rouge, PALM ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Avec l’aide de Romain Baousson (Bikini Machine, Marion Mayer), pendant quelques superbes journées de printemps, loin de tout, au milieu de nulle part, nous avons enregistré une dizaine de nouvelles chansons qui respirent les grands espaces et le printemps éternel de la Californie.